Le nouveau rapport 2026 de l’Observatoire national des transports publics particuliers de personnes dresse un état des lieux du secteur des taxis et des VTC en France. Parmi les chiffres à retenir, le pays compte désormais près de 63 000 taxis, confirmant l’importance de ce mode de transport dans les déplacements quotidiens des Français.
Derrière ce chiffre national se trouvent des usages très variés : déplacements locaux, trajets professionnels, transferts vers les gares et les aéroports, longues distances et, bien sûr, transport de patients pour les taxis conventionnés.
En Île-de-France, et particulièrement dans un département dense comme la Seine-Saint-Denis, le taxi reste une solution de mobilité importante pour relier rapidement les communes résidentielles, les pôles économiques, les gares, les aéroports et les nombreux établissements de santé de la région.
L’un des principaux atouts du taxi est sa capacité à répondre à des besoins de déplacement extrêmement différents.
Un même professionnel peut assurer un trajet vers une gare tôt le matin, conduire un client à un rendez-vous professionnel, effectuer un transfert vers un aéroport ou accompagner un patient vers un établissement de soins lorsqu’il exerce également comme taxi conventionné.
Cette polyvalence différencie le taxi de nombreux autres moyens de transport. Le service peut être organisé à l’avance, depuis une adresse précise et jusqu’à la destination souhaitée, sans correspondance ni changement de véhicule.
Pour les personnes âgées, les voyageurs chargés de bagages ou les passagers qui doivent respecter un horaire précis, cette simplicité constitue un véritable avantage.
Les précédents rapports de l’Observatoire soulignaient déjà une forte concentration des taxis en Île-de-France par rapport à la population. Cette présence répond à une réalité géographique particulière : les déplacements franciliens ne se limitent pas aux trajets entre Paris et sa proche banlieue.
De nombreux habitants doivent circuler entre différentes communes de banlieue, rejoindre une gare parisienne, se rendre dans un aéroport ou traverser plusieurs départements pour leurs activités professionnelles et personnelles.
Depuis la Seine-Saint-Denis, les besoins de mobilité sont particulièrement variés. Un habitant de Livry-Gargan peut avoir besoin de rejoindre l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, une gare parisienne, un rendez-vous à Paris ou un établissement médical situé dans un autre département d’Île-de-France.
Dans ces situations, disposer d’un chauffeur de proximité qui connaît la région, les grands axes et les contraintes de circulation apporte une réelle tranquillité.
Le transport médical évolue. Depuis le 2 mars 2025, de nouvelles règles encouragent le recours au transport partagépour certains patients qui effectuent des trajets réguliers et programmés en taxi conventionné ou en VSL.
Cette évolution peut susciter des interrogations : qui est concerné ? Le transport partagé est-il systématique ? Peut-on le refuser ? Quelles sont les conséquences sur le tiers payant ?
Voici ce qu’il faut retenir de cette évolution du transport médical, qui continue de se déployer en 2026.
Le principe du transport partagé est simple : lorsque les conditions le permettent, plusieurs patients peuvent effectuer tout ou partie de leur trajet dans le même véhicule.
Les patients transportés peuvent se rendre dans le même établissement de soins ou dans des établissements situés sur un parcours compatible.
Cette organisation concerne les transports assis professionnalisés réalisés notamment en taxi conventionné ou en VSL. L’objectif affiché par l’Assurance Maladie est d’optimiser les déplacements, tout en maintenant des conditions de transport adaptées aux patients.
Non. Le transport partagé ne s’applique pas indistinctement à tous les patients et à toutes les situations médicales.
Les mesures concernant le refus du transport partagé et le tiers payant visent certaines situations dans lesquelles l’état de santé du patient est jugé compatible avec le partage du véhicule et où le déplacement concerne des soins réguliers et programmés.
Le médecin prescripteur conserve un rôle essentiel : c’est lui qui détermine le mode de transport adapté à l’état de santé et au niveau d’autonomie de son patient.
Ainsi, lorsqu’un état de santé est incompatible avec un transport partagé, cette situation doit être prise en compte dans la prescription médicale.
Lire la suite : Transport partagé en taxi conventionné : ce qui change pour les patients
En 2026, le transport médical reste un maillon essentiel du parcours de soins de millions de patients en France. Lorsqu’une personne doit se rendre régulièrement à l’hôpital, suivre un traitement, effectuer des examens ou rentrer chez elle après une hospitalisation, la question du déplacement est parfois aussi importante que celle du rendez-vous lui-même.
Dans ce contexte, le taxi conventionné par l’Assurance Maladie occupe une place particulièrement importante. Les derniers chiffres publiés par l’Assurance Maladie montrent qu’en 2024, 6,5 millions de patients ont bénéficié d’un transport remboursé, pour un montant total proche de 6,7 milliards d’euros. À la fin de cette même année, 39 112 taxis étaient conventionnés avec l’Assurance Maladie en France.
Ces chiffres illustrent une réalité quotidienne : pour de nombreux patients, notamment les personnes âgées ou celles qui suivent des traitements réguliers, pouvoir disposer d’un transport adapté est une condition indispensable pour accéder aux soins.
Le rôle du taxi conventionné est particulier. Il associe le service de proximité d’un taxi traditionnel aux exigences du transport assis professionnalisé.
En fonction de l’état de santé et du niveau d’autonomie du patient, le médecin peut prescrire différents modes de déplacement : véhicule personnel, transports en commun, transport assis professionnalisé ou ambulance. Le transport assis professionnalisé peut être réalisé par un taxi conventionné ou un véhicule sanitaire léger (VSL).
Le taxi conventionné répond ainsi aux besoins de patients dont l’état de santé nécessite, par exemple, une aide pour se déplacer, l’assistance d’une tierce personne, le respect de certaines règles d’hygiène ou la prise en compte d’un risque d’effets secondaires pendant le trajet.
Les transports médicaux concernent des situations très différentes. Il peut s’agir d’un déplacement ponctuel vers un établissement hospitalier, mais également de trajets répétés pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.
Les patients peuvent notamment avoir besoin d’un transport dans le cadre d’une hospitalisation, de certains traitements liés à une affection de longue durée lorsque les conditions médicales sont réunies, ou lorsque leur état nécessite un mode de transport adapté. L’Assurance Maladie rappelle que la prise en charge dépend de conditions précises et, dans la plupart des situations, d’une prescription médicale.
Dans la pratique, les taxis conventionnés accompagnent quotidiennement des patients pour des consultations spécialisées, des examens médicaux et des traitements réguliers comme la dialyse, la chimiothérapie ou la radiothérapie.
Pour les patients concernés, la régularité et la ponctualité du transport deviennent alors particulièrement importantes. Un même traitement peut nécessiter plusieurs déplacements chaque semaine et représenter une véritable contrainte d’organisation.
Lire la suite : Transport médical en 2026 : le taxi conventionné reste au cœur de l’accès aux soins